Dans la nuit du 28 au 29 août, des militaires ont attaqué le palais présidentiel et la base aérienne 101 à Niamey. Le pouvoir du général Tiani a repris le contrôle, dizaines d'arrestations, aucun bilan officiel.
Publié le 31 août 2026 à 13:09 — mis à jour le 18 octobre 2026 à 16:29

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Des tirs près du palais présidentiel. Une télévision nationale prise pour cible.
Une base aérienne assiégée. Dans la nuit du 28 au 29 août, Niamey a vécu des heures de tension rare, quand des militaires, certains venus des régions de Tillabéri et Dosso, ont tenté de renverser le pouvoir du général Abdourahamane Tiani.
Les assaillants visaient plusieurs points stratégiques : le palais présidentiel, la télévision publique, et surtout la base aérienne 101, intégrée au complexe de l'aéroport international Diori Hamani, déjà ciblée à deux reprises depuis le début de l'année. Les forces loyales au général Tiani, arrivé au pouvoir par le coup d'État de juillet 2023, ont repris le contrôle dans la matinée du 30 août, avec un appui logistique évoqué côté russe et algérien.
Le ministère de la Défense a parlé d'« un mouvement de soldats en rupture avec le règlement militaire », sans détailler ni les motivations précises des mutins, ni un bilan humain officiel. La télévision publique RTN a diffusé des images de plusieurs dizaines de soldats arrêtés, décrits comme majoritairement jeunes. Le groupe d'opposition FPL a de son côté salué leur « bravoure », tandis que l'Alliance des États du Sahel dénonçait une tentative de déstabilisation.
Dès le lendemain, l'Égypte, l'Italie, l'Arabie saoudite et l'Organisation de la coopération islamique condamnaient fermement les événements et réaffirmaient leur soutien aux autorités nigériennes.
Cet épisode rappelle une évidence : trois ans après le coup d'État, le pouvoir militaire nigérien reste sous tension permanente, coincé entre la menace jihadiste au Sahel et des lignes de fracture internes à sa propre armée.
Une Afrique de 2050 stable au Sahel suppose des institutions capables d'absorber les crises sans y laisser leur souveraineté à chaque secousse.
Combien de temps un pouvoir peut-il tenir sur la seule loyauté de son armée ?
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