Une conseillère du Conseil consultatif pour la refondation a été démise de ses fonctions par décret, sans explication officielle, juste avant une session extraordinaire consacrée à l'agriculture.
Publié le 6 octobre 2026 à 12:53 — mis à jour le 6 octobre 2026 à 13:23

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Aucune explication. Juste un décret, signé le 1er octobre par le général Abdourahamane Tiani, qui met fin aux fonctions d'Hadiza Adamou au sein du Conseil consultatif pour la refondation (CCR), rapporte Seneweb. Le secrétariat général du gouvernement n'en dit pas plus sur les motifs de cette révocation.
Elle intervient à la veille d'une session extraordinaire du CCR, convoquée les 5 et 6 octobre, consacrée exclusivement à l'agriculture, précise Bénin Web TV.
Au menu : le bilan de la campagne agricole 2026, l'état des stocks de céréales gérés par l'Office des produits vivriers du Niger, la disponibilité des intrants et l'approvisionnement en produits pétroliers, selon le site nigérien Kaweru.
Ce calendrier n'a rien d'anodin. Depuis le coup d'État de 2023 et la suspension du Niger par la Cédéao, le pays doit sécuriser seul une bonne partie de son approvisionnement alimentaire et énergétique, dans un Sahel où les circuits d'importation traditionnels se sont fragilisés.
Une révocation sans justification publique, à ce moment précis, rappelle surtout qui décide, en dernier ressort, de qui siège autour de la table.
Le CCR devait incarner, sur le papier, une forme de dialogue consultatif entre les militaires au pouvoir et la société civile nigérienne. Chaque révocation non motivée interroge la réalité de cette promesse.
Un conseil consultatif qui perd ses membres au gré d'un décret sans motif est-il encore un espace de consultation, ou seulement une chambre d'enregistrement ?
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