3,9 millions de comprimés d'opioïdes et de captagon interceptés à Murtala-Muhammed. La NDLEA met au jour l'un des plus gros trafics de synthèse jamais saisis au Nigeria.
Publié le 1 septembre 2026 à 10:26 — mis à jour le 17 octobre 2026 à 16:24

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Un scanner qui s'affole, des cartons qui ne contiennent ni électronique ni textile, mais 3,9 millions de comprimés d'opioïdes et de captagon, ce stupéfiant de synthèse surnommé la drogue du djihad. La scène s'est jouée à l'aéroport international Murtala-Muhammed de Lagos, et son bilan donne le vertige : une cargaison estimée à plus de 6,2 milliards de nairas, environ 4 millions de dollars.
L' Agence nationale de lutte contre les stupéfiants (NDLEA) a intercepté l'envoi avant son acheminement vers d'autres pays de la région, confirmant que le Nigeria reste à la fois un marché de consommation et un hub de transit pour ces substances.
Ce n'est pas un fait divers isolé. Depuis plusieurs mois, la NDLEA multiplie les saisies record, signe d'une pression accrue sur les routes de trafic qui traversent l'Afrique de l'Ouest, entre golfe de Guinée et bande sahélienne. Le captagon, longtemps associé à la Syrie et au Golfe, s'installe désormais dans les statistiques nigérianes.
Pour une jeunesse ouest-africaine déjà confrontée au chômage et à l'insécurité, la circulation de ces drogues de synthèse représente un double risque : celui de l'addiction, et celui du financement indirect de groupes qui déstabilisent la région. L'Afrique de 2050 ne se construira pas seulement avec des ports et des aéroports modernisés, mais avec la capacité à les tenir hors de portée de ces trafics.
Combien de cargaisons de ce type échappent encore aux radars, à Lagos comme dans les autres grands hubs du continent ?
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