Au moins 30 personnes ont été tuées dans une attaque nocturne contre le village de Naridon, dans l’État de Kaduna. Tinubu promet des représailles.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:55 — mis à jour le 19 août 2026 à 23:36

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Minuit passé de quelques minutes. Les premiers coups de feu réveillent Naridon.
Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 juillet, des hommes armés ont pris d’assaut ce village majoritairement chrétien de l’État de Kaduna, au centre-nord du Nigeria, selon RFI. Les assaillants incendient les maisons, tirent sur les habitants jusque dans leurs cours, certains sont poursuivis en pleine brousse.
Le bilan dépasse les 30 morts, dont des femmes et des enfants, précise Aleteia, qui rapporte que 28 corps ont été transportés à la morgue de Zango. Une même famille aurait perdu cinq enfants.
Le président Bola Tinubu a condamné l’attaque et promis de mobiliser des forces de sécurité supplémentaires pour traquer les responsables, un épisode de plus dans une région régulièrement le théâtre d’affrontements entre éleveurs et agriculteurs, rapporte allAfrica.
Le chiffre glace, mais il ne dit pas tout. L’ONG Portes Ouvertes classe le Nigeria au 7e rang mondial de son index de persécution des chrétiens en 2026, avec près de 3 500 morts recensés dans le pays sur les douze derniers mois. Une statistique qui pèse directement sur la capacité du Nigeria, première économie du continent, à convaincre les investisseurs que sa stabilité intérieure tient encore.
Le président avait pourtant annoncé, la semaine passée, le recrutement de 28 000 soldats supplémentaires. Naridon montre la distance entre l’annonce et le terrain.
Combien de villages devront encore payer ce prix avant que la sécurité promise devienne réalité ?
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