L'opposant Atiku Abubakar accuse le président Bola Tinubu d'avoir repris sa proposition de remise sur le carburant sans en garder la partie qui la rendait efficace.
Publié le 10 octobre 2026 à 12:35

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Trente jours de remise sur le prix du carburant. L'annonce du ministre des Finances nigérian Taiwo Oyedele aurait dû être une bonne nouvelle pour les automobilistes. Elle est devenue un nouveau front de la bataille pour 2027.
Atiku Abubakar, candidat du parti ADC et rival déclaré du président Bola Tinubu, accuse le pouvoir d'avoir repris sa propre proposition de subvention carburant sans la partie qui, selon lui, la rendait réellement efficace, rapporte Naija News dans sa revue de presse du 10 octobre.
Le détail technique de la querelle compte moins que ce qu'elle révèle : au Nigeria, le prix du carburant à la pompe est devenu l'un des baromètres politiques les plus sensibles depuis la suppression de la subvention historique en 2023, qui avait fait exploser les prix et plongé des millions de foyers dans des dépenses de transport et d'énergie insoutenables.
Chaque geste gouvernemental sur ce dossier est scruté à la loupe par une opposition qui sait que le portefeuille des ménages pèse plus lourd dans les urnes que n'importe quel discours économique. Accuser le pouvoir de « copier mal » une idée, c'est à la fois reconnaître la pertinence de la proposition initiale et discréditer sa mise en œuvre.
Pour les Nigérians ordinaires, cette joute entre responsables politiques ne change rien tant que le prix affiché à la pompe ne baisse pas durablement. La politique du carburant se joue dans les discours de campagne, mais se vérifie à la station-service.
Une remise de trente jours suffira-t-elle à calmer la colère populaire sur le carburant, ou ne fera-t-elle que repousser le problème à l'échéance suivante ?
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