En 34 mois, l'agence anti-corruption a récupéré 1 230 milliards de nairas. Une partie atterrit directement dans le fonds de prêts étudiants.
Publié le 2 septembre 2026 à 10:29 — mis à jour le 7 octobre 2026 à 05:46

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1 230 milliards de nairas. C'est la somme que la Commission nigériane de lutte contre les crimes économiques et financiers, l'EFCC, affirme avoir récupérée en 34 mois sous la direction de son président, Ola Olukoyede. Et une part de cet argent finit sur les bancs de l'université.
Ce bilan de trois ans s'accompagne de 10 872 condamnations prononcées pour des affaires de corruption et de fraude financière. TheCable précise que 100 milliards de nairas issus de ces recouvrements ont été reversés depuis 2024 au NELFUND, le fonds national de prêts étudiants créé pour financer les frais universitaires des jeunes Nigérians. Hallmark News confirme ces chiffres et rapporte les propos d'Olukoyede, qui présente ce mécanisme comme la preuve que la lutte anti-corruption "profite directement" à la jeunesse du pays.
L'idée a de quoi séduire : transformer l'argent détourné en bourses d'études, plutôt que de le voir dormir dans des comptes gelés ou repartir vers d'autres circuits opaques. Pour un pays où l'accès à l'université reste un parcours du combattant financier pour des millions de familles, ce lien direct entre répression de la corruption et financement de l'éducation change la portée symbolique du combat anti-corruption.
Faut-il généraliser ce modèle, où l'argent de la corruption finance l'éducation, à l'ensemble des agences anti-corruption africaines ?
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