Quatrième baisse mensuelle d'affilée pour les prix, selon l'institut national de la statistique. Pourtant, le principal syndicat du pays rejette la réponse du gouvernement et réclame des négociations dès le 17 octobre.
Publié le 17 octobre 2026 à 12:36 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:17

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70 000 nairas par mois, soit à peine plus de 52 dollars au taux officiel de 1 331 nairas pour un dollar. Voilà ce que vaut aujourd'hui le salaire minimum nigérian.
Les chiffres de septembre sont pourtant encourageants. D'après le Bureau national des statistiques, relayé par Frontier Brief et Apanews, l'inflation est tombée à 14,63 %, contre 15,39 % en août et 20,98 % un an plus tôt. C'est la quatrième baisse mensuelle consécutive. Les prix alimentaires ont reculé de 1,55 % en un mois, mais l'inflation alimentaire reste à 19,59 % sur un an : le panier de la ménagère coûte encore près d'un cinquième de plus qu'il y a douze mois. L'inflation sous-jacente, elle, a repris 1,11 % sur le mois.
Le Congrès du travail du Nigeria (NLC) n'est pas convaincu. Après sa réunion du 7 octobre, il a lancé le 9 un ultimatum de deux semaines : un prix de l'essence ramené au niveau de la signature du salaire minimum de 2024 et une renégociation avant la fin du mois, détaille Nairametrics. Réponse du gouvernement, datée du 13 octobre : le salaire de 70 000 nairas, promulgué en juillet 2024, ne sera pas réexaminé avant le 1er juin 2027. Le NLC rejette cette réponse et veut ouvrir les discussions dès le 17 octobre.
Le gouvernement avance un argument chiffré. Revenir aux prix d'avant la réforme coûterait plus de 20 000 milliards de nairas par an. Il propose à la place une remise de 30 jours sur les marges de l'essence vendue par NNPC, avec priorité aux transporteurs publics, sans parler de retour de la subvention.
Le débat n'est pas de savoir qui a raison. Une inflation qui baisse n'est pas un pouvoir d'achat qui remonte. Tant que la bonne nouvelle statistique n'arrive pas jusqu'au marché, elle reste une ligne dans un rapport.
Pour le premier marché du continent, l'équation de 2050 est simple à poser et dure à résoudre : stabiliser sans écraser. Une grève est-elle encore évitable ?
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