Un tribunal fédéral a autorisé Atiku Abubakar à notifier sa plainte contre le président Tinubu par voie de substitution, avant le 28 septembre.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:22 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 08:08

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Sept jours. C'est le délai que vient de fixer un tribunal fédéral nigérian à l'opposant Atiku Abubakar pour notifier officiellement sa plainte contre le président Bola Tinubu.
Candidat de l'ADC, Atiku Abubakar accuse Tinubu d'avoir soumis à la Commission électorale un faux certificat de service national, ce qui remettrait en cause son éligibilité pour 2027, rapportent Premium Times et Channels Television. Faute d'avoir pu joindre directement la présidence, la justice a autorisé une notification par voie de substitution, via le parti au pouvoir, l'APC. L'affaire a été renvoyée au 28 septembre.
Ce n'est pas la première salve entre les deux hommes. Depuis des mois, avocats et soutiens des deux camps s'affrontent sur la validité des documents académiques et militaires du chef de l'État, un feuilleton judiciaire qui occupe autant les tribunaux que les colonnes des journaux nigérians.
Dans la plus grande démocratie du continent, ce genre de contentieux n'est pas anecdotique. Il façonne la confiance des électeurs dans le processus électoral, à un an et demi d'un scrutin présidentiel déjà sous tension.
D'ici 2050, le Nigeria veut incarner la preuve qu'une démocratie africaine peut résister à ses propres crises institutionnelles sans jamais recourir à la rue. Cela suppose des tribunaux capables de trancher vite, sur le fond, plutôt que de faire durer les procédures de forme.
Le 28 septembre tranchera-t-il enfin le fond du dossier, ou ajoutera-t-il un nouvel épisode à ce feuilleton judiciaire ?
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