Séquestrées dans une grotte après l'attaque de leur bus près de Birnin Gwari, 75 personnes ont été libérées saines et sauves grâce à un renseignement citoyen.
Publié le 26 août 2026 à 13:59 — mis à jour le 18 octobre 2026 à 04:44

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Une grotte, au cœur d'une zone montagneuse près de Birnin Gwari. C'est là que 75 personnes ont passé des jours entiers, séquestrées, avant que la police ne débarque.
Le 19 août, des hommes armés de kalachnikovs ont intercepté plusieurs bus de transport en commun près du village de Folwaya, dans l'État de Kaduna, avant de conduire de force les passagers, en majorité des voyageurs peuls, dans la forêt environnante. C'est une information transmise par la branche locale du syndicat des transporteurs routiers qui a permis aux policiers de localiser la cache. Selon le porte-parole de la police, le commissaire principal Anietie Iniedu, une équipe d'intervention a pris d'assaut la zone, forçant les ravisseurs à fuir et à abandonner leurs otages. Les 75 victimes, hommes, femmes et enfants, ont été libérées saines et sauves. Le commissaire de police de l'État, Rabiu Muhammad, a salué la coopération entre forces de sécurité et population civile.
Cet enlèvement de masse illustre une réalité que le nord du Nigeria vit depuis des années : des routes rurales devenues des zones de non-droit, où des groupes armés prélèvent un impôt criminel sur la mobilité des populations les plus modestes. Chaque libération réussie ne doit pas faire oublier les enlèvements qui échouent, ou qui ne font jamais la une.
Pour une région qui aspire à devenir le premier marché continental africain d'ici 2050, la sécurisation des axes routiers ruraux n'est pas un détail sécuritaire, c'est une condition de survie économique.
Combien de temps encore avant que voyager en bus, dans le nord du Nigeria, cesse d'être un pari sur sa propre vie ?
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