Professeurs et élèves enlevés. Les enseignants d'Oyo ont posé les stylos. Au Nigeria, l'école paie la facture de l'insécurité.
Publié le 2 juin 2026 à 10:03 — mis à jour le 18 octobre 2026 à 00:19

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Au Nigeria, l'école n'est plus un refuge. Dans l'État d'Oyo, au sud-ouest du pays, les enseignants ont cessé le travail.
La grève fait suite à l'enlèvement de nombreux professeurs et élèves dans la région. Les syndicats exigent des mesures de sécurité concrètes avant de regagner les salles de classe. Les parents partagent la colère et la peur. Comment envoyer un enfant apprendre quand les routes et les campus sont devenus des zones de chasse ?
L'insécurité nigériane n'est pas seulement une affaire de Borno et de Boko Haram. Elle touche désormais des États plus au sud, plus urbanisés, perçus comme plus stables. Oyo, avec Ibadan, est un pôle éducatif majeur. Une grève des enseignants ici, c'est des milliers d'élèves privés d'avenir immédiat.
L'autre face : le gouvernement fédéral et l'État d'Oyo promettent souvent des opérations et des renforts. Les enseignants répondent que les promesses ne protègent personne la nuit. Au Nigeria, le secteur éducatif emploie des centaines de milliers de personnes. Le paralyser, c'est frapper l'économie locale et la cohésion sociale.
Pour l'Afrique 2050, un continent où les professeurs ont peur d'enseigner ne construira pas la génération qui doit porter la transformation. La sécurité scolaire doit devenir une priorité nationale, pas un communiqué après chaque enlèvement.
Jusqu'où le Nigeria acceptera-t-il que l'école devienne un otage de l'insécurité ?
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