Fil info
InfoNouveau site, même voix.
InfoNouveau site, même voix.
- InfoNouveau site, même voix.
Le projet de police d'État avance au Nigeria. Au moins 24 États sur 36 doivent ratifier la réforme constitutionnelle de Tinubu.
Publié le 1 juillet 2026 à 07:44 UTC+0

Qui garde qui ? Au Nigeria, la question vaut des milliards de dollars et des milliers de vies.
Le projet de création de polices d'État avance dans les assemblées locales nigérianes, rapportent Punch, Premium Times et Daily Trust. Au moins 24 États fédérés sur 36 doivent ratifier la réforme constitutionnelle portée par le président Bola Tinubu pour qu'elle entre en vigueur. Le débat oppose ceux qui veulent des forces de proximité aux défenseurs d'une police fédérale unique.
Lors de la Democracy Day du 12 juin, Tinubu avait insisté sur la nécessité de bâtir « un Nigeria où la liberté est protégée, la justice est appliquée et les opportunités sont élargies », rappelle Premium Times. La police d'État s'inscrit dans cette promesse de décentralisation sécuritaire face à l'insécurité persistante : enlèvements, conflits communautaires, banditisme.
Vanguard et Daily Trust documentent les résistances : crainte de milices étatiques, risque d'ingérence gouvernementale locale, coût budgétaire pour des États déjà endettés. Pour un jeune de Lagos ou de Kano, l'enjeu est concret : qui interviendra en cas de crise nocturne dans son quartier ?
Ce sujet est distinct de la loi NIMC 2026 promulguée la veille sur l'identité numérique. Là, c'est la sécurité physique et le fédéralisme qui se jouent.
Une Afrique la plus peuplée en 2050 ne centralise pas tout depuis Abuja si les États veulent répondre aux urgences locales.
Combien d'États ratifieront la réforme avant la fin 2026, et la police d'État réduira-t-elle vraiment l'insécurité ou créera-t-elle de nouveaux abus ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…