À Abuja, Bola Tinubu et les 36 gouverneurs nigérians promettent des tarifs de transport plus bas dès le 1er octobre, portés par un millier de stations de gaz naturel comprimé.
Publié le 29 août 2026 à 10:41 — mis à jour le 18 octobre 2026 à 04:45

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Une place de bus à Lagos, un vendredi matin. Le prix du ticket a doublé. Depuis la fin de la subvention carburant en 2023, rien n'a changé dans le portefeuille de millions de Nigérians qui vivent avec moins de deux dollars par jour. C'est ce silence prolongé que le président Bola Tinubu a tenté de rompre le 28 août 2026, en réunissant à Abuja les gouverneurs des 36 États pour promettre, cette fois avec une date précise, des tarifs de transport moins chers dès le 1er octobre.
Pourquoi cela compte : le transport n'est pas un luxe au Nigeria, c'est le fil qui relie un travailleur à son salaire. Selon Legit.ng, qui relaie les propos du chef de l'État, « à partir du 1er octobre, notre objectif est que les Nigérians commencent à bénéficier de ces économies à travers des tarifs de transport plus bas ». Le pari repose sur le gaz naturel comprimé (GNC) : 500 nouvelles stations s'ajoutent aux 500 déjà commandées, portant le réseau à un millier de points de ravitaillement, tandis que plus de 120 000 véhicules roulent déjà à ce carburant jusqu'à 80 % moins cher que l'essence, précise la même source. Une commission fédérale États inédite doit garantir que l'économie profite au passager, et non à l'opérateur de bus, confirme New Dawn Nigeria, qui souligne le rôle désormais central des gouverneurs. L'accord, rapporte également allAfrica, marque un engagement chiffré, une première après des mois de promesses éparses.
Le vrai test n'est pas technique, il est politique : le Nigeria, première économie et pays le plus peuplé du continent, joue sa capacité à transformer une réforme énergétique en gain concret pour la rue, un exercice où les gouvernements africains échouent trop souvent entre l'annonce et le portefeuille du citoyen. Si le pari tient jusqu'en 2050, il pourrait redessiner la mobilité urbaine de tout un continent en quête d'énergies moins chères que le pétrole importé.
Les Nigérians reverront-ils vraiment la couleur de cette promesse le 1er octobre, ou l'ajouteront-ils à la longue liste des dates gouvernementales oubliées ?
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