Après un vote indicatif défavorable au Conseil de sécurité, l'ex-président sénégalais a retiré sa candidature samedi. La route vers la succession d'Antonio Guterres reste ouverte.
Publié le 18 octobre 2026 à 09:55 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:17

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Cinq avis favorables. Dix défavorables, dont trois venus de membres permanents. Voilà ce qu'a rapporté, pour Macky Sall, le vote indicatif du Conseil de sécurité vendredi 16 octobre, selon l'Agence de presse africaine relayée par Bénin Web TV.
Vingt-quatre heures plus tard, l'ancien président du Sénégal jette l'éponge. Dans un message publié samedi depuis Marrakech, il dit vouloir « faciliter l'émergence d'un candidat capable de rassembler les quinze membres » du Conseil. Il affirme avoir consulté le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, et le chef de l'État sénégalais Bassirou Diomaye Faye, à la tête de la CEDEAO. France 24 et Afrique Éducation confirment le retrait.
Son dossier avait pourtant été porté par le Burundi le 2 mars, puis soutenu officiellement par Dakar en juillet. Il avait dirigé le Sénégal de 2012 à 2024 et présidé l'Union africaine en 2022.
Le scrutin du 16 octobre n'a désigné aucun vainqueur.
La Costaricienne Rebeca Grynspan arrive en tête avec 9 avis favorables, 5 défavorables et 1 abstention, mais deux objections viennent de pays disposant du droit de veto. Selon Senegal24News, chacun des sept candidats restants a essuyé au moins un avis négatif d'un membre permanent, et les indications pencheraient vers un profil d'Amérique latine ou des Caraïbes, peut-être une femme.
Pourquoi ça nous concerne ? Parce qu'aucun Africain n'a dirigé l'ONU depuis le départ de Kofi Annan, fin 2006. Le mandat d'Antonio Guterres s'achève le 31 décembre. Il reste environ deux mois et demi pour s'entendre sur un nom.
Le fond du dossier, c'est le rapport de force. Un candidat peut avoir l'Union africaine derrière lui et butter sur trois veto potentiels. Le continent pèse dans les votes de l'Assemblée générale. Il pèse beaucoup moins dans les salles où l'on décide vraiment.
Pour 2050, la question est brutale : l'Afrique veut-elle un siège à la table, ou un des fauteuils qui comptent ?
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