Rivières polluées, forêts éventrées, recettes fiscales envolées : le député Léandre Koffi met des chiffres sur le fléau de l'orpaillage clandestin.
Publié le 2 septembre 2026 à 10:28 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:43

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Des rivières couleur de boue. Des trous béants dans la forêt. Et des sacs d'or qui quittent le pays sans jamais passer par une caisse de l'État. Voilà le tableau que dresse le député Léandre Koffi, et il ne mâche pas ses mots.
Dans une sortie relayée le 1er septembre par FratMat, l'élu chiffre en milliards de francs CFA les recettes que la Côte d'Ivoire laisse filer chaque année à cause de l'orpaillage clandestin, tout en alertant sur les risques écologiques que ces sites font peser sur les sols et les cours d'eau. Selon le parlementaire, le phénomène dépasse largement ce que les statistiques officielles laissent voir. Une dépêche reprise par allAfrica ajoute que Léandre Koffi réclame un renforcement des moyens logistiques des forces de l'ordre pour endiguer le fléau.
Derrière les chiffres, il y a des villages entiers où de jeunes hommes désertent les champs de cacao ou de café pour tenter leur chance dans des galeries creusées à la hâte, souvent sans la moindre sécurité. Une économie parallèle s'installe. Elle échappe à l'impôt autant qu'au droit du travail, pendant que les sols perdent leur fertilité pour des générations.
C'est un choix de société qui se joue : une Afrique 2050 qui continue de regarder son sous-sol partir en contrebande, ou une Afrique qui régule, taxe et sécurise l'exploitation de ses propres ressources pour que la valeur reste sur le continent.
Faut-il légaliser et encadrer l'orpaillage artisanal plutôt que de le combattre uniquement par la répression ?
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