À la COP17 sur la désertification, la Côte d'Ivoire prend la tête d'une coalition africaine contre l'orpaillage clandestin, un fléau qui coûte des milliards au continent chaque année.
Publié le 29 août 2026 à 10:40 — mis à jour le 11 octobre 2026 à 22:42

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Des rivières couleur de rouille, des champs rongés par le cyanure, des villages entiers qui ne boivent plus l'eau de leur propre terre : voilà le visage quotidien de l'orpaillage clandestin dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Pour une fois, c'est un pays africain qui prend la tête de la riposte continentale plutôt que de la subir.
Réunie à Oulan Bator, en Mongolie, pour la COP17 sur la désertification, la Convention des Nations unies a porté la Côte d'Ivoire à la tête d'une nouvelle coalition africaine contre l'exploitation minière illégale, rapporte allAfrica ce 28 août. Désigné pour la diriger, le ministre ivoirien de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, ne mâche pas ses mots : « l'exploitation minière artisanale illégale dévaste nos terres, empoisonne nos cours d'eau », affirme-t-il.
Le chiffre donne le vertige : sur la seule Côte d'Ivoire, l'orpaillage clandestin coûterait chaque année environ 4 600 milliards de FCFA et 142 tonnes d'or, selon les données relayées par Financial Afrik. Un pillage transfrontalier, alimenté par des réseaux organisés, précise Yeclo, qui touche au même titre le Ghana, le Burkina Faso et le Mali.
De l'eau empoisonnée, des terres mortes. Voilà la facture. La coalition veut harmoniser les législations, bâtir une cartographie géospatiale commune des sites clandestins et flécher des financements vers la restauration des terres. Une session de lancement est prévue à Abidjan dans les prochains jours, réunissant pays membres et partenaires au développement.
D'ici 2050, l'Afrique comptera près de 2,5 milliards d'habitants sur des terres déjà fragilisées par le changement climatique. Si le sol continue de se vendre au poids de l'or clandestin, quelle terre arable restera-t-il pour nourrir cette population ?
Votre région est-elle touchée par l'orpaillage illégal ? Dites-nous ce que cela change concrètement pour vos terres et votre eau.
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