Quarante-deux jours sans nouveau cas, et l'Ouganda tourne la page d'Ebola. Un contraste saisissant avec le bilan qui s'alourdit chez son voisin congolais.
Publié le 30 juillet 2026 à 11:43 — mis à jour le 14 septembre 2026 à 12:46

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Quarante-deux jours. C'est le temps qu'il aura fallu, sans un seul nouveau cas, pour que l'Ouganda puisse enfin tourner la page.
Le pays a officiellement déclaré la fin de l'épidémie d'Ebola Bundibugyo, selon des informations relayées par AllAfrica, après une période de surveillance close depuis la sortie du dernier patient le 16 juin. Une nouvelle qui tranche nettement avec le bilan qui continue de s'alourdir chez le voisin congolais, où l'épidémie a déjà coûté plus de 1 350 vies.
Deux pays, deux épidémies, deux trajectoires. L'Ouganda a construit, au fil de plusieurs flambées précédentes, une expérience opérationnelle solide en matière de traçage des contacts et d'isolement rapide des foyers. L'Ouganda, marqué par plusieurs flambées d'Ebola et de fièvres hémorragiques dans le passé, a tiré les leçons de chaque crise. Il a progressivement bâti une vraie expertise terrain : des équipes de santé formées au traçage des contacts, des protocoles d'isolement qui se déclenchent dès les premiers cas, et une coordination rapide entre communautés et hôpitaux. Cette fois encore, la méthode semble avoir payé.
Ce contraste entre deux voisins d'Afrique de l'Est et centrale pose une question simple mais essentielle : qu'est-ce qui, concrètement, a permis à Kampala de refermer le dossier là où Kinshasa peine encore ? Les réponses à cette question vaudront de l'or pour la prochaine épidémie, où qu'elle frappe sur le continent.
Selon vous, quel pays africain devrait aujourd'hui partager son savoir-faire sanitaire avec ses voisins ?
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