Actif dans plus de 30 pays, le Système panafricain de paiement et de règlement voit son volume de transactions décupler, porté notamment par le Nigeria. Une conférence à Addis-Abeba doit acter son passage à l'échelle commerciale.
Publié le 14 septembre 2026 à 11:41 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:43

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1000 %. La hausse est si spectaculaire qu'elle mérite d'être répétée : le volume de transactions du PAPSS a été multiplié par dix en un an.
Le Système panafricain de paiement et de règlement est désormais actif dans plus de 30 pays, via 24 banques centrales et plus de 200 banques commerciales. Cette montée en puissance et précise que le Nigeria tire la croissance, avec une hausse de 1 100 % de son propre volume de transactions. Les gains d'efficacité concrets pour les usagers : jusqu'à 95 % d'économie sur les coûts de transaction, et une réduction de 99,99 % des délais de traitement par rapport aux circuits bancaires traditionnels.
Concrètement, cela signifie qu'un commerçant lagosien peut désormais payer un fournisseur accraois sans passer par un compte en dollars ni subir les délais interminables des correspondants bancaires internationaux. Une révolution silencieuse pour des millions de petites entreprises africaines qui commercent entre elles au quotidien.
Une conférence majeure, prévue les 26 et 27 novembre à Addis-Abeba, doit acter le passage du PAPSS à une phase d'activation commerciale élargie.
C'est exactement ce type d'infrastructure, discrète mais structurante, qui rendra la Zone de libre-échange continentale africaine réellement opérationnelle d'ici 2050 : un continent qui commerce enfin avec lui-même, dans ses propres monnaies, sans dépendre systématiquement du dollar.
Le PAPSS deviendra-t-il, dans dix ans, aussi incontournable pour l'Afrique que les géants internationaux de la carte bancaire le sont pour le reste du monde ?
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