Le ministre Ibrahima Sy a lancé la campagne hivernale contre le paludisme : l'incidence nationale est passée de 22,8 à 12,8 cas pour 1 000 habitants en un an.
Publié le 15 septembre 2026 à 12:20 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:44

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Dans les villages de Kédougou ou de Kolda, la saison des pluies rimait, il y a deux ans encore, avec la peur de voir un enfant terrassé par la fièvre en pleine nuit. Cette peur recule, chiffres à l'appui.
Le 14 septembre, le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique Ibrahima Sy a lancé la campagne hivernale de lutte contre le paludisme, entouré de plusieurs autres membres du gouvernement. L'incidence nationale est passée de 22,8 à 12,8 cas pour 1 000 habitants entre 2024 et 2025, confirme Senego.
Concrètement, le paludisme a frappé deux fois moins de personnes en un an, dans un pays où les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes restent, selon les mots mêmes du ministre, « les plus exposés ». Le dispositif s'élargit en conséquence : distribution généralisée de moustiquaires imprégnées, chimioprévention étendue à tous les enfants de 3 à 120 mois dans les zones fortement touchées, diagnostic rapide et prise en charge gratuite dans les structures sanitaires. Le Programme national de lutte contre le paludisme, qui coordonne la riposte sur le terrain, mise sur la prévention plutôt que le seul traitement, en associant l'éducation et la culture à la sensibilisation.
Le thème retenu cette année, « Motiver pour éliminer le paludisme. Maintenant, nous pouvons. Maintenant, nous devons », n'a rien d'un slogan creux dans un pays qui ne se contente plus de survivre à la maladie, mais vise désormais son élimination pure et simple.
Le paludisme tue encore près de 600 000 personnes chaque année sur le continent, en majorité des enfants. Chaque point d'incidence gagné à Dakar ou à Kédougou pèse pour toute l'Afrique de l'Ouest.
Projeté à 2050, ce rythme a de quoi faire rêver : un continent qui ferait reculer le paludisme de moitié tous les deux ans ne parlerait plus de lutte, mais d'éradication.
Votre région a-t-elle vu, elle aussi, le paludisme reculer ces deux dernières années, ou la bataille reste-t-elle entière chez vous ?
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