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Du 15 au 18 avril, le pape Léon XIV visite le Cameroun. Son étape à Bamenda, cœur de la crise anglophone, transforme ce déplacement en acte politique autant que spirituel.
Publié le 12 avril 2026 à 20:09 UTC

Dans trois jours, un homme atterrit à Yaoundé-Nsimalen et toute une nation retient son souffle. Le pape Léon XIV — né Robert Prevost, Américain de Chicago, ancien missionnaire augustinien — effectue sa visite apostolique au Cameroun du 15 au 18 avril 2026. Plus de 2 millions de personnes sont attendues. Mais c'est une étape qui concentre tous les regards : Bamenda.
Bamenda, capitale de la région anglophone du Nord-Ouest, est depuis 2017 le cœur d'une guerre civile silencieuse. Plusieurs milliers de morts. Plus de 700 000 déplacés. Des centaines d'écoles fermées. La crise anglophone est l'une des crises humanitaires les plus oubliées du continent. Le choix du pape de s'y arrêter n'est pas un hasard. C'est un acte politique autant que spirituel.
Le gouvernement camerounais a envoyé des signaux forts en amont. Des leaders séparatistes anglophones, dont Sisiku Ayuk Tabe, ont vu leurs condamnations allégées. La devise choisie par Léon XIV pour le Cameroun — « En celui qui est un, soyons un » — résonne comme un programme de réconciliation nationale.
Ce voyage s'inscrit dans un périple africain plus large : Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale — quatre pays, dix jours, du 13 au 23 avril 2026.
La jeunesse africaine, souvent sceptique envers les institutions, observe. Ce que le pape dira à Bamenda pourrait peser dans les débats sur la réconciliation bien au-delà des frontières camerounaises.
#PapeAuCameroun #LéonXIV #CriseAnglophone #CamerounPaix
Source couverture : AFP
Journaliste
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