Le secrétaire exécutif Yapo Calice recadre cadres et militants sur les prises de parole publiques, dans un climat de tensions avec le PPA-CI.
Publie le 4 septembre 2026 à 14:25

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"Qui parle au nom du PDCI-RDA ?" Ce jeudi 3 septembre, la question a trouvé une réponse officielle, signée d'un nom : Yapo Calice, secrétaire exécutif du parti historique ivoirien.
Dans un communiqué , il tranche sans détour : nul ne peut s'exprimer au nom et pour le compte du parti s'il n'est dûment mandaté. Le rappel n'a rien d'un exercice de style. , la direction recadre depuis plusieurs jours des cadres et militants dont les sorties médiatiques, parfois virulentes, brouillent le message officiel du parti.
Dans une Côte d'Ivoire où X et Facebook sont devenus la vraie tribune politique, souvent avant les communiqués officiels, la bataille n'est plus seulement électorale, elle est aussi narrative. Un cadre qui s'emballe en ligne peut, en quelques heures, imposer un récit que la direction n'a jamais validé. Le PDCI, fondé par Félix Houphouët-Boigny, semble l'avoir compris : à l'ère du clip viral, tenir sa ligne de communication compte autant que défendre son programme.
Ce réflexe dépasse largement Cocody. De Nairobi à Dakar, des partis apprennent à leurs dépens que la décentralisation de la parole militante peut devenir un handicap stratégique quand chacun improvise sa propre version des faits. À l'horizon d'une Afrique où la majorité des électeurs auront grandi un smartphone à la main, les formations politiques qui compteront seront celles capables de garder une ligne claire au milieu du bruit numérique, sans pour autant étouffer leurs propres militants.
Un parti doit-il museler ses cadres pour protéger son message, ou est-ce déjà le signe qu'il a perdu le contrôle de son récit ?
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