Fanions orange, chants et procession des offrandes : la délégation ivoirienne a marqué de son empreinte la grande fête mariale du Burkina Faso, ce 15 août à Yagma.
Publié le 17 août 2026 à 11:02 — mis à jour le 17 septembre 2026 à 01:19

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Orange, blanc, vert. Ce sont ces couleurs qui ont dominé le sanctuaire marial de Yagma ce 15 août 2026, jour où des milliers de pèlerins se sont rassemblés à Ouagadougou pour célébrer l'Assomption.
La délégation venue de Côte d'Ivoire ne passait pas inaperçue. Fanions aux couleurs du drapeau, tenues assorties, chants et danses ont rythmé sa participation, selon un compte rendu de l'Agence ivoirienne de presse relayé par leFaso.net. Les pèlerins ivoiriens ont porté la procession des offrandes jusqu'à l'autel, sous les acclamations de l'assemblée. Le site burkinabè Burkina24 précise que le groupe était conduit par le père Jean-Stanislas Akposan, curé de la paroisse Saint-Pierre d'Anoumabo, à Abidjan.
Célébrant la messe, l'archevêque métropolitain de Ouagadougou, Mgr Prosper Kontiébo, a salué cette présence, qu'il présente comme un symbole de l'unité et de l'universalité de l'Église, une déclaration également reprise par le site Minute.bf.
Pour Gérard Yao, membre de la délégation ivoirienne, l'enjeu dépasse la simple visite. « Notre présence est d'abord une retraite pour vivre ce moment et partager avec nos frères burkinabè », confie-t-il. Il évoque un pays frère, où « on a senti que nous sommes en famille ».
Derrière la ferveur religieuse, c'est une autre histoire qui se joue, celle d'une Afrique de l'Ouest qui continue de tisser des liens humains malgré les tensions politiques et sécuritaires qui traversent la région ces dernières années. Yagma illustre, à sa façon, une diplomatie populaire que les chancelleries peinent parfois à incarner.
Côte d'Ivoire et Burkina Faso naviguent des relations institutionnelles parfois complexes. Mais ce sont des pèlerins, des chants et des offrandes portées à deux mains qui rappellent que les peuples, eux, n'ont jamais rompu le dialogue. Combien de temps la fraternité populaire pourra-t-elle continuer de compenser les silences politiques ?
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