Abidjan signe ses plus gros contrats d'exploration pétrolière offshore avec Petrobras, qui investira plus de 250 milliards de FCFA dans des eaux profondes encore largement inexplorées.
Publié le 19 septembre 2026 à 10:35 — mis à jour le 25 septembre 2026 à 23:48

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Huit blocs, plus de 250 milliards de FCFA promis, et un bassin sédimentaire ivoirien désormais occupé à 75 %. La Côte d'Ivoire vient de conclure ses plus vastes contrats pétroliers offshore de son histoire récente.
Le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a signé avec Petrobras huit contrats de partage de production portant sur des blocs situés entre 1 500 et 4 000 mètres de profondeur, confirme l'AIP . Le groupe brésilien, qui opérera à 90 % aux côtés de PETROCI à 10 %, s'engage à acquérir plus de 4 491 km² de données sismiques 3D et à forer une dizaine de puits. Sur ces huit blocs, la Côte d'Ivoire touchera 62,5 % de la production après recouvrement des coûts, selon les données relayées par Linfodrome. La directrice générale de PETROCI Holding, Fatoumata Sanogo, a salué un partenariat qui étend la couverture du bassin sédimentaire national à 34 000 km² supplémentaires.
Ce pari sur l'offshore profond n'a rien d'anodin pour un pays qui ambitionne de doubler sa production pétrolière dans la décennie. Mais parier gros sur les eaux profondes, c'est aussi parier sur une technologie que peu d'acteurs africains maîtrisent encore, et accepter une dépendance prolongée à l'expertise étrangère pour extraire une ressource nationale.
D'ici 2050, l'Afrique de l'Ouest ne pèsera vraiment sur le marché énergétique mondial que le jour où ces contrats généreront des compétences locales durables, et pas seulement des redevances versées à l'État.
Ces 250 milliards de FCFA d'investissement se traduiront-ils un jour en emplois qualifiés pour les ingénieurs ivoiriens, ou resteront-ils l'affaire exclusive des majors étrangères ?
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