Le programme de mentorat phare de Superwoman by Ayana franchit une étape inédite en 2026 : il s'ouvre à la diaspora africaine, avec Canal+ University comme partenaire clé de cette édition. Candidatures ouvertes jusqu'au 31 août.
Publié le 25 août 2026 à 22:39 — mis à jour le 6 octobre 2026 à 15:37
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Un projet solide. Un compte en banque qui ne suit pas. Et une porte qui se referme, encore et encore.
Ça coûte cher, ce scénario-là. 42 milliards de dollars par an, rien que sur le continent, selon la Banque africaine de développement. Un chiffre qu'on entend depuis des années. Il revenait encore fin 2025 devant les investisseurs réunis à l'Africa Investment Forum de Rabat, comme le rapportait Africa24 TV.
Superwoman by Ayana ne promet pas de financement cette année. Elle mise sur autre chose : du mentorat, assuré par des mentors qualifiés, avec un partenaire clé inédit, Canal+ University. Le 24 août 2026, le programme « Pitch pour ton Mentor » a ouvert son appel à candidatures. Et pour la première fois, il s'adresse à toute la diaspora, pas seulement aux femmes installées sur le continent.
Les dossiers sont à déposer jusqu'au 31 août. Une semaine, pas plus. Le formulaire de candidature est en ligne, ici : https://forms.gle/AmtNDUpLGM33dAmDA.

Le concept, lui, ne date pas d'hier. Depuis 2013, il porte la signature d'Amie Kouamé, fondatrice du webzine Ayana. « Pitch pour ton Mentor » en est le prolongement le plus concret, lancé en 2019. Quinze ans après ses débuts, Ayana revendique près de 370 000 abonnés, sans un centime de sponsorisation, et une présence dans une seizaine de pays, selon le bilan que sa fondatrice dressait en février dernier.
La suite du calendrier est déjà posée. Sélection mi-septembre. Sessions de pitch les 25 et 26 septembre. Puis la révélation des lauréates, le 3 octobre, lors de la 4ᵉ édition parisienne de Superwoman aux Galeries Lafayette. Canal+ University, partenaire clé de cette édition, ira plus loin qu'un simple accompagnement ponctuel : l'entreprise assurera le suivi d'une lauréate issue des industries culturelles et créatives, un secteur que le continent cherche, précisément, à structurer.
Miser sur le mentorat plutôt que sur le financement direct, ce n'est pas un moindre mal. C'est un pari différent : celui du réseau, de la méthode, d'un accompagnement qui dure au-delà d'un chèque. La Banque africaine de développement le documente : une femme africaine réinvestit jusqu'à 90 % de ses revenus dans la santé, l'éducation, l'alimentation de son foyer. Contre 40 % en moyenne chez les hommes. Un bon mentor, un bon réseau, ça peut peser autant qu'un financement, sur la durée.
Et ouvrir la porte à la diaspora ? C'est parier sur des réseaux et des compétences que l'Afrique de 2050 ne pourra plus se permettre d'ignorer.
Vous avez un projet resté dans un tiroir, faute de réseau ou de mentor ? Le compte à rebours tourne. Il reste quelques jours avant le 31 août.
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