C'est le vice-président Tiémoko Meyliet Koné qui a représenté la Côte d'Ivoire à l'ouverture du débat général de l'Assemblée générale des Nations unies, alors que l'Afrique réclame une place plus juste dans la gouvernance mondiale.
Publié le 25 septembre 2026 à 10:50 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 23:40

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Le fauteuil réservé à la Côte d'Ivoire, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, n'a pas été occupé cette année par Alassane Ouattara. C'est son vice-président, Tiémoko Meyliet Koné, qui a fait le déplacement à New York.
Selon l'Agence ivoirienne de presse (AIP), Tiémoko Meyliet Koné a représenté le chef de l'État ivoirien à l'ouverture du débat général de la 81e session, mardi 22 septembre, avant de prononcer lui-même son propre discours ce 24 septembre. Afriksoir précise que le vice-président avait quitté Abidjan dès le dimanche 20 septembre pour rejoindre New York. Lors de la séance d'ouverture, le secrétaire général Antonio Guterres a évoqué des menaces sans précédent marquées par des fractures grandissantes et des guerres aux conséquences dévastatrices, tandis que le président de l'Assemblée, Khalilur Rahman, a insisté sur la nécessité d'une inclusion réelle de l'Afrique, notamment au Conseil de sécurité, plutôt qu'un simple sujet de discussion, rapporte Abidjan.net.
Ce choix protocolaire, qu'aucune source officielle n'explique publiquement, s'inscrit néanmoins dans une semaine où plusieurs chefs d'État ouest-africains ont eux-mêmes fait le déplacement pour porter directement la voix de leur pays, du Sénégal au Kenya. Il rappelle aussi que la Côte d'Ivoire a fait le choix, depuis plusieurs années, de confier à son vice-président un rôle diplomatique de premier plan. Koné avait déjà représenté Abidjan lors de plusieurs grands rendez-vous internationaux, de Séville à New York.
Que la voix ivoirienne à l'ONU passe par le président ou par son numéro deux, l'enjeu de fond demeure le même pour toute l'Afrique d'ici 2050 : transformer les appels à une inclusion réelle en sièges effectifs dans les instances qui décident, aujourd'hui encore, sans elle.
L'absence d'un chef d'État à la tribune de l'ONU affaiblit-elle vraiment la voix d'un pays, ou la diplomatie africaine a-t-elle depuis longtemps appris à parler par d'autres bouches que celle du seul président ?
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