Face à la persistance des tracasseries sur les routes, le Directeur général de la Police républicaine a annoncé un durcissement le 27 juillet 2026. Tolérance zéro, dénonciation facilitée, contrôles renforcés.
Publie le 28 juillet 2026 à 14:04 - mis a jour le 4 septembre 2026 à 17:20

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Les réformes se sont enchaînées ces dernières années. Et pourtant, sur le terrain, certains agents continuent de tendre la main aux usagers. Face à cette situation, le Directeur général de la Police républicaine a pris la parole ce lundi 27 juillet 2026. Le ton, cette fois, est celui du durcissement.
Pour lui, ces pratiques n'ont plus leur place. Restaurer la confiance, faire respecter la mission première du policier, protéger, sécuriser, servir. Rien de moins.
Le problème ne date pas d'hier. Dès 2016, l'État avait supprimé les barrages routiers, devenus au fil du temps des lieux de tracasseries et de paiements illégaux. Ils ont laissé place à des patrouilles corridor. Puis est venu le projet Sécuroute : caméras piétons pour les policiers de la circulation, radars sur les grands axes. Un arsenal complet. Mais certains agents trouvent encore le moyen de le contourner.
« La Police républicaine ne peut pas accepter ces dérives. Chaque policier incarne l'autorité de l'État », a rappelé le DG.
Quatre mesures sont désormais sur la table. D'abord, la tolérance zéro : tout agent surpris à rançonner s'expose à une sanction immédiate, jusqu'à la radiation, voire des poursuites pénales. Ensuite, la dénonciation est facilitée. Une photo, une vidéo, un témoignage suffisent. Les numéros 117, 166, 155, 01 52 33 33 33 et 01 69 19 00 00 sont là pour ça, et l'anonymat sera protégé. Troisième mesure, des contrôles internes et externes renforcés sur le terrain. Enfin, la hiérarchie devra rendre des comptes. Si le rançonnement persiste dans un commissariat ou une brigade, le chef d'unité en répondra directement.
Aux usagers, le DG a un message simple : « Ne cédez plus. Exigez le PV. Exigez le reçu. Refusez de négocier. » Plusieurs dossiers impliquant des policiers sont déjà en cours de traitement, et les sanctions tomberont pour les coupables.
À ses hommes, il rappelle le serment prêté : honneur, dignité, probité. Et pour ceux qui persistent, un seul mot d'ordre : arrêtez, maintenant.
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