Des agents de la riposte contre Ebola ont bloqué l'hôpital de Mongbwalu en Ituri pour réclamer trois mois d'arriérés de salaires.
Publié le 5 août 2026 à 23:12 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 18:30

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Des pneus qui brûlent devant l'entrée d'un hôpital, des gaz lacrymogènes qui répondent à la colère. Ce lundi 3 août, la riposte contre la 17e épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo a connu l'un de ses moments les plus tendus depuis son déclenchement. À Mongbwalu, dans le territoire de Djugu en Ituri, infirmiers, techniciens de laboratoire et personnel d'entretien ont bloqué l'accès à l'hôpital général de référence pour réclamer trois mois d'arriérés de salaires, ceux de mai, juin et juillet.
Les manifestants ont brandi des calicots donnant vingt-quatre heures aux autorités pour régulariser la situation, sous peine de grève sèche, rapporte Radio Okapi. La Police nationale congolaise est intervenue avec des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation pour disperser le rassemblement, perturbant momentanément les activités du centre commercial voisin. Le député provincial élu de Mongbwalu, Jean-Pierre Bikilisende, a appelé les responsables de la riposte à renouer le dialogue avec des agents qu'il qualifie de première ligne face à un virus toujours actif dans la zone, selon l'agence AllAfrica.
Cette crise sociale survient au lendemain de la visite de la Première ministre congolaise Judith Suminwa dans les centres de traitement de Rwampara et Mongbwalu, où elle avait déjà été interpellée sur ces retards de paiement, précise le média L'actualité.
Mongbwalu reste l'épicentre historique de cette flambée épidémique. Y laisser s'effondrer la confiance du personnel soignant, c'est prendre le risque de voir la maladie reprendre l'avantage sur des équipes épuisées et impayées. La souveraineté sanitaire africaine se mesure aussi à la capacité d'un État à payer ceux qui la défendent au quotidien.
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