Depuis le 19 septembre, les affrontements entre l'AFC/M23 et la coalition FARDC-Wazalendo se sont étendus au Point Zéro, dans le territoire de Mwenga, provoquant des déplacements massifs.
Publié le 20 septembre 2026 à 09:01 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:30

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Des champs abandonnés du jour au lendemain, des familles qui marchent sans savoir où s'arrêter. C'est le décor que dessinent les nouveaux combats dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
Depuis la matinée du 19 septembre 2026, des affrontements opposent la coalition AFC/M23, appuyée par les groupes Red Tabara et Twirwaneho, aux forces armées congolaises (FARDC) et aux combattants Wazalendo, soutenus par des unités burundaises, au lieu-dit Point Zéro, dans le territoire de Mwenga.
Les combats, déjà signalés la veille autour des localités de Natulonge et Kabindo dans le territoire voisin de Fizi, se sont étendus dans la journée du 19 septembre vers les villages de Biziba et Irumba, aux abords de Minembwe. Les zones concernées couvrent les hauts et moyens plateaux de Fizi, d'Uvira et d'Itombwe, une région déjà éprouvée par des vagues successives de violence.
Sur le terrain, les conséquences sont d'abord humaines : des déplacements massifs de civils sont rapportés, contraints de fuir vers des zones jugées plus sûres sans disposer, le plus souvent, d'aucune infrastructure d'accueil. Les activités socio-économiques sont interrompues : accès aux champs coupé, marchés désertés, petit commerce à l'arrêt. Cette paralysie fragilise un peu plus une population qui vivait déjà, avant ces combats, sous le seuil de la vulnérabilité alimentaire.
Ces violences surviennent alors que des initiatives de médiation entre les parties au conflit se poursuivent par ailleurs, sans qu'aucune trêve locale n'ait, à ce stade, été annoncée pour le Sud-Kivu.
Ce que confirme ce nouvel épisode, c'est la fragilité d'un équilibre régional qui dépasse largement les frontières congolaises.
Tant que les hauts plateaux de l'Est resteront un front actif, c'est la stabilité de toute la région des Grands Lacs, et la confiance dans son potentiel minier et agricole pour les générations futures, qui restera suspendue au sort de quelques collines.
Combien de temps encore une région aussi riche en ressources devra-t-elle payer le prix de conflits que ses habitants n'ont pas choisis ?
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