À Mahagi, en Ituri, 24 décès sur 50 cas confirmés et aucun nouveau cas depuis deux mois : la RDC vient de prouver qu'elle peut contenir Ebola sans attendre un sauvetage venu d'ailleurs.
Publié le 3 octobre 2026 à 08:14

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Un malade qui descend de moto à la nuit tombée, loin des postes de contrôle, c'est l'image qui hante encore les équipes de riposte à Mahagi. Officiellement, plus personne ne tombe malade dans ce territoire de l'Ituri depuis près de deux mois. Mais la peur, elle, n'a pas de calendrier.
24 morts sur 50 cas confirmés : voilà le bilan que Mahagi porte depuis le début de cette flambée d'Ebola, selon Radio Okapi. Un chiffre lourd, mais qui cache une bataille gagnée sur le terrain, pas dans un laboratoire occidental. Aucun vaccin miracle brandi à la une, aucune cellule de crise internationale pilotée depuis Genève n'a fait la différence ici.
Ce sont les autorités politico-militaires locales, engagées directement dans la surveillance, que les services sanitaires créditent du coup d'arrêt, confirme l'Agence congolaise de presse (ACP), qui décrit un dispositif renforcé dans les douze centres d'examen d'État de la ville.
Et c'est là que ça devient intéressant pour tout le continent. Une épidémie à virus hémorragique contenue par une riposte congolaise, sans dépendre d'abord d'un sauvetage extérieur : c'est rare, et ça mérite d'être dit aussi fort que les mauvaises nouvelles.
La vigilance reste pourtant maximale. Des malades arrivent encore clandestinement depuis Mongwalu, foyer voisin toujours actif, par des pistes qui évitent les checkpoints. La pénurie de carburant complique les déplacements des ambulances et des équipes de surveillance. L'Organisation mondiale de la santé, elle, concentre son appui sur un front moins visible : la désinformation autour du vaccin, qui pousse certains habitants à fuir les centres de santé plutôt qu'à s'y présenter.
D'ici 2050, la vraie richesse sanitaire de l'Afrique ne se mesurera pas au nombre d'hôpitaux financés de l'étranger, mais à sa capacité à stopper seule ses propres épidémies. Mahagi vient d'en donner un aperçu.
Et vous, faites-vous confiance aux autorités locales pour gérer la prochaine alerte sanitaire, ou attendez-vous encore que l'aide internationale arrive pour y croire ?
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