Le gouvernement congolais assure que les FARDC ont contenu de nouvelles tentatives d'avancée des rebelles du M23, alors que les pourparlers de paix restent au point mort.
Publié le 14 septembre 2026 à 13:44 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 23:33

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Des tentatives d'avancée « soldées par un échec ». C'est en ces termes que Kinshasa décrit, cette semaine, la situation sur le front de l'Est.
Le gouvernement congolais affirme que les manœuvres du M23 et des Forces de défense rwandaises (RDF) visant à occuper de nouveaux territoires dans le Nord et le Sud-Kivu ont échoué. L'information a été confirmée lors de la 98e réunion du Conseil des ministres, tenue le 11 septembre, précise Congo Quotidien, qui évoque également une retraite gouvernementale organisée en Suisse fin août pour faire le point sur la crise sécuritaire.
Les négociations de paix engagées à Doha puis en Suisse restent toutefois bloquées sur des points de divergence majeurs entre Kinshasa et les rebelles, une situation qui alimente l'incertitude des millions de déplacés congolais vivant dans des conditions précaires depuis des mois.
Ce conflit, l'un des plus meurtriers et des plus durables du continent, illustre une vérité que l'Afrique centrale paie cher depuis trop longtemps : sans paix durable à l'Est, aucune exploitation responsable des immenses ressources minières de la région n'est possible, ni pour les Congolais, ni pour la chaîne de valeur des minerais stratégiques dont dépendra l'industrie mondiale de 2050.
La jeunesse du Kivu, elle, continue de grandir entre déplacements forcés et espoirs de retour, en attendant que les tables de négociation produisent enfin des résultats tangibles.
Ces annonces gouvernementales suffiront-elles à rassurer les populations de l'Est encore sous la menace ?
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