Un arrete interministeriel interdit desormais l'exportation des concentres de cuivre et de cobalt en RDC, pour encourager leur transformation locale.
Publié le 7 août 2026 à 12:08 — mis à jour le 27 septembre 2026 à 15:22

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Premier producteur mondial de cobalt, deuxieme fournisseur mondial de cuivre : la RDC a longtemps exporte sa richesse miniere a l'état brut, laissant a d'autres pays le soin de la transformer et d'en capter la valeur ajoutee. Cette epoque touche a sa fin, du moins sur le papier.
Un arrete interministeriel signe le 29 juin, et révèle debut aout, interdit désormais l'exportation des concentres de cuivre et de cobalt. Le texte, paraphe par le vice-Premier ministre charge de l'économie Daniel Mukoko Samba, le ministre des Mines Louis Kabamba Watum et le ministre du Commerce exterieur Julien Paluku Kahongya, entre en vigueur immediatement. Des dérogations d'un an restent possibles, mais seulement sur decision du ministre des Mines et pour des raisons techniques precistes.
Au premier trimestre 2026, la RDC exportait encore 85 % de son cuivre sous forme de cathodes raffinées, un chiffre qui montre que la transformation locale a deja largement progresse. L'interdiction des concentres bruts pousse maintenant le dernier maillon faible de la chaine a s'aligner. Kinshasa instaure aussi une nouvelle fiscalite sur les sous-produits miniers, avec trois mois de transition avant application.
La vraie bataille ne se joue plus a la mine, mais a l'usine. La RDC a-t-elle les capacites industrielles pour transformer ce qu'elle refuse désormais d'exporter brut ?
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