Une circulaire interdit aux collaborateurs de Félix Tshisekedi tout contact avec l'ambassade belge. Bruxelles se dit « surpris ». Kinshasa nie toute représaille.
Publié le 18 octobre 2026 à 09:54 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:16

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Un mercredi, des perquisitions à Bruxelles. Le lendemain, une circulaire à Kinshasa. La coïncidence est trop belle pour que personne n'y voie un message.
Selon La Libre et la RTBF, des enquêteurs belges ont fouillé le 14 octobre des domiciles liés à la famille du président Félix Tshisekedi, à Uccle, Waterloo et Louvain. L'enquête porte sur du blanchiment, à la suite de plaintes déposées en juillet 2025 contre neuf proches, dont l'épouse du chef de l'État. Les plaignants les accusent de profiter de résidus miniers appartenant à l'État congolais. Denise Nyakeru Nkana, par la voix de ses avocats, conteste ces accusations et se dit prête à coopérer avec la justice belge. Il s'agit, à ce stade, d'allégations.
Le 15 octobre, la circulaire n° 26/004 tombe. Elle interdit aux membres du cabinet présidentiel, « jusqu'à nouvel ordre », tout contact direct ou indirect avec l'ambassade de Belgique et son personnel. Toute démarche doit passer par le ministère des Affaires étrangères, précise actualite.cd, avec sanctions disciplinaires à la clé.
Vendredi, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, s'est dit « surpris », estimant qu'aucune situation ne justifie la mesure. Il espère qu'elle sera « extrêmement temporaire » et assure que d'autres canaux restent ouverts. Kinshasa, par son ministre de l'Information Patrick Muyaya, parle d'organisation interne visant à éviter les contacts non coordonnés.
Cette semaine-là, le pouvoir congolais a aussi suspendu les activités de treize partis, dont le PPRD de Joseph Kabila, au nom de la sécurité nationale, comme l'a relevé Africanews.
Voilà la vraie question de fond : quand la justice d'un ancien colonisateur vise la famille d'un président africain, qu'est-ce qui relève du droit, et qu'est-ce qui relève du rapport de force ? Le Congo mérite que ses ressources minières profitent à ses citoyens, pas à des holdings. Et il mérite des institutions qui répondent d'elles-mêmes.
À votre avis, cette affaire montre-t-elle la souveraineté congolaise qui se durcit, ou un pouvoir sur la défensive ?
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