Ce mardi, des millions d'élèves congolais ont repris le chemin de l'école. Mais dans l'Ituri, la ministre de l'Éducation a dû composer avec une épidémie qui ne faiblit pas.
Publié le 2 septembre 2026 à 10:28 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 07:35

Ecouter l'article
Le tableau noir attendra un peu plus longtemps dans certaines écoles de l'Ituri. Ce mardi 1er septembre, des millions d'élèves congolais ont repris le chemin de la classe. Mais pas tous dans les mêmes conditions.
Selon Radio Okapi, la rentrée scolaire 2026-2027 a été maintenue à la date prévue sur l'ensemble du territoire, malgré l'épidémie d'Ebola qui frappe la province de l'Ituri depuis plusieurs mois. La ministre de l'Éducation, Raïssa Malu, a annoncé un enseignement à distance et des mesures sanitaires renforcées pour les zones les plus exposées au virus, plutôt qu'un report généralisé de la rentrée.
Trois crises qui se superposent, un seul choix politique : ne pas sacrifier une année scolaire entière au nom de la prudence sanitaire ou sécuritaire. Pour des millions de familles congolaises, cette décision se traduit par une reprise des cours dans des salles de classe parfois désertées par des enseignants en grève, parfois situées à quelques kilomètres de zones de conflit actif.
L'école reste, sur ce continent, l'un des rares ascenseurs sociaux qui fonctionnent encore. La maintenir ouverte coûte que coûte, y compris sous la menace d'un virus mortel, dit quelque chose de la détermination congolaise à ne pas laisser une génération de plus payer le prix des crises de l'État.
Fallait-il vraiment maintenir la rentrée partout ? Ou la prudence aurait-elle dû l'emporter dans les zones les plus à risque ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…