L'Auditorat militaire du Sud-Kivu confirme la découverte de onze fosses communes à Sange et Luvungi, dans le territoire d'Uvira, sept mois après des massacres attribués au M23.
Publie le 28 juillet 2026 à 14:06 - mis a jour le 2 août 2026 à 15:55

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Onze fosses. Sept mois de silence avant que la vérité ne remonte à la surface. L'Auditorat militaire supérieur du Sud-Kivu vient de confirmer la découverte de onze fosses communes dans les cités de Sange et de Luvungi, dans le territoire d'Uvira, à l'est de la RDC, rapporte l'Agence congolaise de presse, relayée par Radio Okapi.
L'enquête, menée conjointement avec la 33e région militaire, documente ce que la société civile locale dénonçait depuis des mois : des massacres attribués aux forces de l'AFC/M23 lors de leur passage dans la zone, en janvier 2026. CongoQuotidien rappelle que des experts des Nations unies ont, ces dernières semaines encore, dénoncé des violations systématiques des droits humains commises par le groupe armé dans les deux provinces du Kivu.
À chaque étape de ce conflit, la même question revient : celle de la justice. Un cessez-le-feu signé à Washington fin 2025, un processus de Doha censé ouvrir une négociation plus large, et pourtant, sur le terrain, les combats continuent à Masisi, les attaques de l'ADF se poursuivent à Ituri, et désormais, des fosses communes remontent à la surface au Sud-Kivu.
Pour l'Afrique des Grands Lacs, cette découverte n'est pas un fait divers macabre de plus. C'est la preuve, documentée par une institution militaire congolaise elle-même, que la paix négociée dans les capitales occidentales n'a, pour l'instant, rien changé au quotidien des populations de l'Est congolais.
Combien de fosses communes faudra-t-il encore découvrir avant qu'une vraie justice transitionnelle ne s'impose à l'Est de la RDC ?
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