Après la ville morte de Kinshasa, la coalition C64 revendique des villes mobilisées dans tout le pays et annonce une plainte contre Tshisekedi.
Publie le 5 juin 2026 à 10:06 - mis a jour le 24 juillet 2026 à 18:12

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Kinshasa a parlé. L'opposition congolaise veut faire répondre tout le pays.
Après la journée ville morte du 3 juin à Kinshasa, la coalition Article 64 affirme que plusieurs villes de l'intérieur ont suivi spontanément l'appel contre un changement de la Constitution. Delly Sesanga, figure de l'opposition, parle d'une opération ville morte devenue opération pays mort.
Le C64 combat tout projet de révision constitutionnelle porté par la majorité de Félix Tshisekedi, crainte d'un troisième mandat après 2028. Le président, au pouvoir depuis 2019, a déclaré début mai qu'il accepterait ce troisième mandat si le peuple le souhaitait, à l'issue d'un référendum.
La riposte de l'opposition se structure sur trois fronts. Politique, avec un sit-in annoncé sur l'esplanade du Palais du Peuple. Populaire, avec des appels à la mobilisation dans les provinces. Judiciaire, avec une plainte pour haute trahison et tentative de coup d'État constitutionnel déposée le 12 juin contre Tshisekedi et ses complices présumés.
Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund participent à cette dynamique. L'opposition congolaise peine depuis des années à transformer la rue en levier durable. Chaque test compte dans un cycle électoral déjà tendu.
Modifier la Constitution pour prolonger un pouvoir, c'est toujours le même scénario africain. Le peuple congolais, lui, demande surtout sécurité, emploi et services publics.
La RDC entrera-t-elle dans une crise institutionnelle ou l'opposition a-t-elle enfin trouvé un tempo national ?
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