Une centaine de jeunes, dont des enfants de huit et neuf ans, ont été enlevés de force au marché de Kituku à Goma par l'AFC/M23.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:22 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 21:57

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Un marché en pleine activité. Des véhicules qui arrivent. Une centaine de jeunes embarqués de force, certains âgés de huit ou neuf ans à peine.
La scène s'est déroulée au marché de Kituku, à Goma, où l'AFC/M23 a procédé à un enlèvement massif de jeunes, rapporte Congoquotidien. Ce n'est pas un cas isolé : Radio Okapi documente depuis des mois un recrutement forcé répété dans le Nord-Kivu, avec déjà près de 50 jeunes portés disparus après des interpellations similaires en juillet.
Pendant ce temps, à Walikale, plus de 17 700 ménages déplacés survivent dans des conditions précaires à Waloa Loanda, sans abris suffisants, sans vivres, sans médicaments, selon le même décompte de terrain. Deux visages d'une même guerre : d'un côté, des enfants arrachés à leurs familles pour grossir les rangs d'un groupe armé ; de l'autre, des dizaines de milliers de civils qui fuient les combats entre l'AFC/M23 et les FARDC sans savoir où trouver un repas.
La communauté internationale répète depuis des années son inquiétude sur le recrutement d'enfants soldats dans l'Est congolais. Mais les mécanismes de suivi du cessez-le-feu, discutés entre le gouvernement et la MONUSCO, peinent à se traduire en protection réelle sur le terrain, à Goma comme ailleurs dans le Nord-Kivu.
D'ici 2050, la RDC ne pourra pas prétendre exploiter la richesse minière de son sous-sol pour développer le pays si une génération entière de jeunes de l'Est grandit enrôlée de force plutôt que scolarisée.
Combien de marchés comme celui de Kituku faudra-t-il encore avant qu'une force de protection dédiée aux enfants ne soit déployée à Goma ?
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