Deux embarcations se sont percutées dans la nuit près de Ngombe-Lukolela, dans le nord-ouest de la RDC. Le bilan provisoire fait état d'au moins 30 noyés et de plusieurs dizaines de disparus.
Publié le 6 octobre 2026 à 12:53

Ecouter l'article
Dans la nuit de dimanche à lundi, deux bateaux se percutent sur le fleuve, près de Ngombe-Lukolela, dans la province de l'Équateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo. Bilan provisoire : au moins 30 morts par noyade et plusieurs dizaines de disparus.
Le "Dieu se cache", navire métallique parti de Kinshasa, percute le "HB Super Victoire", une embarcation en bois en provenance de Businga, rapportent l'agence Associated Press et Al Jazeera. Un témoin cité par les deux médias affirme que le premier bateau était surchargé de marchandises au moment du choc.
Crispin Mputu, ministre provincial de l'Intérieur de l'Équateur, confirme que "presque tous les passagers ont été piégés sous l'eau", dans des propos relayés par Radio Okapi. Les corps retrouvés ont déjà été enterrés, précise-t-il, alors que les opérations de recherche se poursuivent sur le fleuve.
Ce drame n'est ni le premier ni, probablement, le dernier. En RDC, deuxième plus grand pays d'Afrique par la superficie, le fleuve Congo et ses affluents restent souvent la seule voie de circulation entre des régions que les routes ne relient pas. Surcharge chronique, absence de gilets de sauvetage, trajets de nuit sans éclairage : les mêmes causes reviennent, accident après accident, depuis des années.
Un pays qui ambitionne de peser dans l'intégration économique continentale d'ici 2050 ne peut pas construire son avenir sur des fleuves où l'on continue de mourir par dizaines, faute d'embarcations aux normes.
Combien de bateaux surchargés devront encore sombrer avant qu'une vraie politique de sécurité fluviale ne voie enfin le jour en RDC ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…