FIS-RDC, EnPower, Gridworks et Trafigura s'associent pour construire une ligne à haute tension de 200 km entre la Zambie et la RDC, afin d'électrifier les mines du Copperbelt.
Publié le 8 octobre 2026 à 12:04 — mis à jour le 8 octobre 2026 à 19:29

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Plus d'un gigawatt. C'est le trou noir énergétique qui freine depuis des années les mines de cuivre et de cobalt du Copperbelt congolais, cette région qui alimente une bonne partie des batteries du monde.
Quatre partenaires, le fonds souverain congolais FIS-RDC, le développeur EnPower, l'investisseur britannique Gridworks et le négociant Trafigura, ont signé un accord-cadre stratégique pour construire une ligne à haute tension de 200 kilomètres entre Kalumbila, en Zambie, et Kolwezi, en RDC, selon un communiqué relayé par Pan African Visions et Mining.com. Coût prévu : 300 millions de dollars. Capacité annoncée : 700 mégawatts, dont jusqu'à 550 mégawatts directement livrables au Copperbelt, avec une marge d'extension au-delà du gigawatt.
Pour Emile Osumba, patron du FIS-RDC créé en octobre 2025, ce projet marque le premier investissement du fonds et montre que « le capital souverain peut catalyser l'investissement privé ». Le directeur d'EnPower, Marc Orphanides, va plus loin : selon lui, cette ligne serait la première infrastructure de transport électrique transfrontalière entièrement financée et développée par le privé sur le continent.
Depuis des années, des miniers congolais tournent au ralenti, ou carrément reportent leurs projets, faute d'électricité fiable et abordable. Chaque mégawatt supplémentaire, c'est potentiellement plus de cuivre extrait, plus de recettes fiscales pour un État qui en a cruellement besoin, et plus d'emplois le long du corridor Kalumbila-Kolwezi.
Mais l'Afrique centrale a déjà vu des projets d'interconnexion électrique annoncés en grande pompe puis abandonnés en cours de route, faute de financement bouclé.
Reste à savoir si celui-ci ira jusqu'au bout, et surtout si l'électricité produite bénéficiera un jour autant aux villages voisins qu'aux sites miniers.
Le Copperbelt attend son courant depuis trop longtemps. Cette fois, tiendra-t-il ses promesses ?
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