Avec le spectacle E Toh Waka, la chanteuse ivoirienne Reine Ablaa a retrace son enfance au village, entre percussions traditionnelles, rap, soul et RnB.
Publié le 4 août 2026 à 15:08 — mis à jour le 21 septembre 2026 à 18:34

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Retracer une enfance au village sur une scene d'Abidjan, entre percussions traditionnelles et rap. C'est le pari qu'a tenu la chanteuse ivoirienne Reine Ablaa, samedi 1er aout 2026, avec son spectacle E Toh Waka, donne a la Jacobleu Art Gallery, l'espace culturel fonde par l'artiste plasticien Jacob Bleu au coeur d'Abidjan.
Nee Amani Jean Leila Emmanuelle a Bouake en 1997, Reine Ablaa s'est construit, depuis 2016, une identite musicale a part, entre variete traditionnelle et afro house, un style qu'elle façonné autour du baoule, sa langue maternelle. Sur cette scene, elle n'a pas seulement chante, elle a raconte. Rythmes traditionnels, sonorités modernes, incursions dans la soul et le RnB : le public venu a Jacobleu a decouvert un univers hybride, celui d'une artiste qui refuse de choisir entre racines et modernite.
Le choix du lieu n'est pas anodin. La Jacobleu Art Gallery s'est imposee depuis son ouverture comme un espace ou la scene artistique ivoirienne, souvent a l'étroit dans des infrastructures museales encore limitees, trouve un cadre pour s'exprimer et se reinventer.
En ramenant son enfance sur cette scene, Reine Ablaa fait ce que la nouvelle generation d'artistes africains fait de mieux : transformer une memoire intime en recit collectif. Car raconter son village, aujourd'hui, sur une scene abidjanaise mêlant rap et rythmes ancestraux, c'est aussi affirmer qu'on peut etre pleinement de son temps sans renier d'ou l'on vient. Une question demeure : jusqu'ou cette generation ira-t-elle pour imposer ses propres codes sur la scene panafricaine ?
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