À Sakassou, le coordonnateur régional Jacques Assahoré Konan a sommé les cadres du RHDP de délaisser les réseaux sociaux pour le terrain, entre appel à l'unité et mobilisation dans le Gbêkê.
Publié le 28 septembre 2026 à 09:41 — mis à jour le 1 octobre 2026 à 21:04

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Des cadres qui militent depuis leur canapé, un smartphone à la main, plutôt que d'arpenter les marchés et les villages. Voilà le reproche qu'un poids lourd du RHDP a adressé à ses propres troupes, en plein cœur du Gbêkê.
Devant les militants réunis à Sakassou pour la rentrée politique du parti, le coordonnateur régional Jacques Assahoré Konan a livré un diagnostic sans complaisance. Selon Linfodrome, il a pointé trois obstacles à la conquête des mairies encore hors de portée du RHDP dans la région : la division entre responsables locaux, l'insuffisance du travail de terrain et un message gouvernemental qui peine à atteindre les populations.
Le média rapporte même qu'il a reproché à certains cadres de communiquer « par WhatsApp et Facebook » plutôt que d'aller au contact direct des électeurs, dans les marchés et les villages. La rencontre s'inscrit, d'après l'AIP, dans une tournée qui passe aussi par Béoumi et Diabo, aux côtés du maire et candidat Ahoutou Koffi Emmanuel. AfrikSoir rapporte la formule qui a marqué les esprits : « Nous n'avons pas le droit de sacrifier l'avenir de notre parti sur l'autel de nos égos. »
Cette scène se rejoue partout où un parti dominant doit défendre son socle plutôt que le conquérir. La popularité présidentielle n'est pas en cause : c'est la capacité des relais locaux à la traduire en mairies gagnées qui l'est. Le Gbêkê a offert au RHDP son conseil régional en 2023 et une première victoire législative à Botro en 2025, rappelle l'AIP. Convertir cet élan en mairies conquises exige un travail que ni Facebook ni WhatsApp ne remplacent.
D'ici 2050, la vitalité démocratique du continent se jouera autant dans ces petites villes que dans les capitales. Une gouvernance locale forte, portée par des cadres présents sur le terrain, construit la confiance envers l'État bien plus qu'un discours national.
Le militantisme numérique peut-il vraiment remplacer la poignée de main sur un marché de Sakassou ?
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