Entre juillet et août 2026, les accidents de la circulation ont grimpé de 7% en Côte d'Ivoire. Le Conseil National de Sécurité hausse le ton malgré les dispositifs déjà en place.
Publié le 20 septembre 2026 à 08:57 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 21:35

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1549. Puis 1657. Entre ces deux chiffres tombés à un mois d'intervalle, cent huit accidents de plus se sont invités sur le bitume ivoirien, et avec eux, cent huit histoires de familles qui n'avaient rien demandé.
Réuni le 17 septembre 2026 sous la présidence d'Alassane Ouattara, le Conseil National de Sécurité a confirmé la hausse : une progression d'environ 7% des accidents de la circulation entre juillet et août 2026.
Le communiqué officiel précise que la situation sécuritaire globale reste jugée satisfaisante, mais que la vigilance doit redoubler sur les routes. La présidence de la République rappelle que les dispositifs existent déjà : vidéo-verbalisation, permis à points, contrôles renforcés assortis de sanctions pour les infractions graves, campagnes de sensibilisation.
Le paradoxe est là. Un pays qui investit dans la technologie de surveillance routière, qui numérise ses sanctions, qui multiplie les contrôles, et qui voit malgré tout ses routes se remplir d'accidents en pleine saison des pluies, période où la visibilité chute et où les excès de vitesse ne pardonnent pas. Le dispositif existe. Il ne suffit visiblement pas, seul, à changer ce réflexe collectif au volant qui reste le vrai chantier.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : une Afrique qui bâtit des autoroutes, connecte ses villes, mise sur la mobilité comme moteur de croissance, ne peut se permettre de perdre chaque mois des centaines de vies sur le chemin même de son développement. Une route accidentée n'est pas qu'un drame individuel, elle grippe une chaîne logistique, un commerce, une économie entière qui carbure aux déplacements terrestres. Une Côte d'Ivoire qui veut devenir, avant 2050, la plaque tournante logistique de l'Afrique de l'Ouest ne peut se permettre de continuer à perdre, chaque mois, des centaines de vies sur ses propres routes de croissance.
Vous, qui empruntez ces routes chaque jour, sentez-vous vraiment ces dispositifs de sécurité routière, ou restent-ils de l'ordre du symbole ?
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