William Ruto a déclaré qu'aucun Kenyan ne devrait perdre la vie pour avoir critiqué le gouvernement, un an après les manifestations Gen Z de 2024.
Publié le 28 août 2026 à 15:43 — mis à jour le 8 octobre 2026 à 06:54

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Un an après que des jeunes Kenyans sont morts dans la rue pour avoir manifesté contre son gouvernement, William Ruto vient de dire, publiquement, qu'ils avaient raison de le faire.
« Aucun Kenyan ne devrait perdre sa vie, sa liberté ou sa dignité simplement pour avoir critiqué le gouvernement, exprimé une opinion impopulaire ou participé à une manifestation pacifique », a déclaré le président, le 27 août, lors du 16e Symposium du Katiba Day au Centre international de conférences Kenyatta à Nairobi, rapporte Capital FM Kenya, une information reprise par allAfrica.
Ruto reconnaît que la jeunesse kenyane, en descendant dans la rue en 2024, exerçait un droit constitutionnel, et que réclamer des comptes à son gouvernement ne devrait jamais être vu comme une attaque contre la démocratie.
Le président est allé plus loin : les allégations crédibles d'arrestations illégales, de disparitions forcées et d'usage excessif de la force doivent faire l'objet d'enquêtes indépendantes, avec poursuite des responsables. On ne peut pas honorer la Constitution, a-t-il affirmé, en fermant les yeux sur ces accusations.
Les mots sont forts. Mais des dizaines de familles kenyanes attendent encore de savoir ce qui est arrivé à leurs enfants disparus depuis les manifestations de 2024, et aucune de ces enquêtes promises n'a encore livré de nom, de procès ou de sanction.
Pour la génération qui a payé le prix de ces manifestations, la reconnaissance publique compte. Elle ne remplace pas la justice.
Un discours de Katiba Day peut-il suffire à réparer une confiance brisée par des balles réelles ?
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