La 9e édition du Salon africain de l'entrepreneuriat a ouvert ses portes à Abidjan avec 1,5 milliard FCFA mobilisés pour financer les PME des jeunes.
Publié le 1 août 2026 à 15:09 — mis à jour le 23 septembre 2026 à 12:07

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Former des jeunes ne sert à rien si, une fois diplômés, ils ne trouvent nulle part l'argent pour lancer leur projet. C'est ce nœud que le Salon africain de l'entrepreneuriat (SAFE) tente de dénouer depuis neuf ans à Abidjan.
La 9e édition a ouvert ses portes le jeudi 30 juillet 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, autour du thème « Transformation numérique : accélérer l'entrepreneuriat des jeunes en Afrique », rapportent FratMat et l'Agence ivoirienne de presse (AIP), confirme aussi RTI Infos. Au programme sur deux jours : réseautage, stands, séances de speed meeting et une « clinique de l'entrepreneur » consacrée au diagnostic numérique des entreprises.
Le commissaire général du salon, Amadou Mohamed Fofana, a annoncé la mobilisation de 1,5 milliard FCFA pour financer les PME locales, en partenariat avec une institution financière, selon FratMat. Depuis neuf ans, plus de 15 000 formations ont été offertes gratuitement aux participants, un chiffre qui traduit l'ancrage du salon dans l'écosystème entrepreneurial ivoirien. Le ministère de la Promotion de la jeunesse avait par ailleurs annoncé, en amont, 6,75 milliards FCFA disponibles en 2026 via l'Agence emploi jeunes.
Trois mots reviennent sans cesse dans la bouche des organisateurs : formation, environnement, financement. Trois obstacles que rencontre, presque partout sur le continent, une jeunesse qui ne manque ni d'idées ni d'énergie, mais bute sur l'accès au capital.
La vraie question, année après année, reste la même : combien de ces jeunes accompagnés transformeront leur PME en entreprise pérenne, capable de survivre au-delà du salon et de ses paillettes ?
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