Les 45 membres du Parlement confédéral de l'Alliance des États du Sahel, issus du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ont été installés à Niamey.
Publié le 26 août 2026 à 14:00 — mis à jour le 8 octobre 2026 à 10:54

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Quarante-cinq sièges, trois drapeaux, et une capitale sahélienne qui accueille ce qui ressemble de plus en plus à un vrai Parlement.
Le Parlement confédéral de l'Alliance des États du Sahel est officiellement entré dans sa phase opérationnelle le 24 août à Niamey, avec l'installation de ses 45 membres issus du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La cérémonie inaugurale, tenue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, a été présidée par le Premier ministre nigérien Lamine Zeine Ali Mahaman, représentant le chef de l'État, le général Abdourahamane Tiani.
Nés du retrait des trois pays de la CEDEAO, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont fait de l'AES le socle d'une nouvelle architecture régionale, à la fois sécuritaire, économique et désormais parlementaire. L'installation de cette assemblée confédérale marque une étape supplémentaire dans la structuration institutionnelle de l'organisation, aux côtés d'un projet de monnaie commune et d'une force militaire conjointe déjà annoncés.
Pour les partisans de l'AES, ce Parlement prouve qu'une intégration régionale peut se construire en dehors des cadres hérités de la décolonisation. Pour ses détracteurs, il consacre surtout la fracture avec le reste de l'Afrique de l'Ouest, dans un contexte où la CEDEAO peine à convaincre de sa capacité à répondre aux attentes sécuritaires du Sahel. Dans les deux cas, l'AES teste, sous les yeux du continent, un modèle d'union entre États qui pourrait inspirer, ou au contraire mettre en garde, d'autres blocs africains d'ici 2050.
Le Sahel peut-il vraiment se développer en marge des grands ensembles économiques ouest-africains, ou cette confédération est-elle condamnée à recomposer, un jour, ses liens avec ses voisins ?
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