La première Journée ivoirienne de la médecine traditionnelle met en avant la préservation des savoirs ancestraux et leur intégration au système de santé moderne.
Publié le 12 août 2026 à 11:30 — mis à jour le 10 septembre 2026 à 11:31

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Un tradipraticien et un médecin hospitalier, côte à côte au chevet du même patient, ce n'est plus une exception en Côte d'Ivoire, c'est une politique assumée. La première Journée ivoirienne de la médecine traditionnelle met l'accent sur la préservation des savoirs ancestraux et le rapprochement avec la médecine moderne, pour mieux prendre en charge les populations, rapporte RTI.
Le pays a une longueur d'avance sur ce dossier. Selon le Programme national de promotion de la médecine traditionnelle (PNPMT), plus de 80 % des Ivoiriens recourent à la médecine traditionnelle pour leurs soins primaires, et 1 421 espèces de plantes médicinales ont déjà été recensées par les chercheurs nationaux, indique La Diplomatique d'Abidjan. Un premier pavillon de médecine traditionnelle fonctionne déjà au CHU de Treichville, où tradipraticiens et médecins conventionnels travaillent ensemble. Début mai, un atelier avait réuni près de 70 praticiens du Haut-Sassandra à Daloa pour renforcer la qualité de leurs soins.
Pourquoi ça compte : dans un pays qui compte un médecin pour 9 000 habitants, la médecine traditionnelle n'est pas un folklore à préserver par nostalgie, c'est une infrastructure de santé publique à part entière, utilisée quotidiennement par l'écrasante majorité de la population.
C'est tout l'enjeu d'une Afrique qui refuse de choisir entre ses racines et sa modernité. Reconnaître, encadrer et professionnaliser les tradipraticiens, c'est bâtir un système de santé qui part de ce que les gens utilisent réellement, plutôt que d'un modèle importé qui ignore leurs pratiques.
Combien de temps avant que ce modèle ivoirien inspire d'autres capitales africaines confrontées au même déficit de médecins ?
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