Deux à trois semaines sans pluie en pleine saison, des récoltes grillées sur pied. Le Sénégal annonce semences, forages et tracteurs pour sauver sa campagne agricole 2026.
Publié le 9 octobre 2026 à 12:00 — mis à jour le 10 octobre 2026 à 09:49

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Deux à trois semaines sans une goutte de pluie, en plein cœur de la saison, dans le centre, l'est et le nord-est du Sénégal. Résultat : du maïs, de l'arachide et du riz pluvial grillés sur pied, et des champs de coton qui perdent leurs organes fructifères avant même la récolte. Face à ce bilan, le ministre de l'Agriculture, Cheikhou Oumar Ba, a annoncé une série de mesures d'urgence, selon Vivafrik.
L'État promet un recensement localité par localité des producteurs touchés, pour calibrer l'aide selon la taille des exploitations et l'ampleur des pertes. Des semences adaptées, niébé et pastèque notamment, seront distribuées là où les sols permettent encore de ressemer. Une enveloppe de 7 milliards de francs CFA est annoncée pour la crise alimentaire dans certains départements, dont 3,1 milliards fléchés vers l'élevage.
Derrière les chiffres, un pari sur l'avenir : 208 forages creusés ou réhabilités en 2026, et 600 motopompes prévues pour la culture de contre-saison, plus 500 mini-tracteurs et 500 motoculteurs annoncés avant la fin de l'année. L'objectif n'est pas seulement de panser les pertes de cette année. C'est de réduire la dépendance d'un secteur vital aux caprices du ciel.
Dans un Sahel où les saisons des pluies deviennent chaque année plus imprévisibles, la capacité à équiper vite les paysans en eau et en matériel pèsera plus que n'importe quel discours sur la souveraineté alimentaire.
Investir dans les forages et les tracteurs suffira-t-il à mettre l'agriculture sénégalaise à l'abri du prochain épisode de sécheresse ?
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