Apres l'incident de Bullock, Dakar et Banjul ont signe un accord definitif sur la delimitation de leur frontiere commune, avec reprise des travaux le 15 aout.
Publié le 4 août 2026 à 12:52 — mis à jour le 16 septembre 2026 à 00:24

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Un mur détruit, une crise diplomatique, puis un accord. En un peu plus de deux semaines, le Senegal et la Gambie sont passes de la tension a la table des negociations. Le 29 juillet 2026, le Secretariat permanent sénegalo-gambien a annoncé etre parvenu a un accord definitif sur une delimitation claire et consensuelle de leur frontiere commune, mettant fin a un différend vieux de plusieurs annees.
Tout est parti d'un incident survenu le 16 juillet a Bullock, dans le sud-ouest de la Gambie : des elements des forces armees senegalaises y ont demoli une partie du mur d'enceinte d'un poste militaire gambien, sans concertation prealable selon Banjul. Le gouvernement gambien avait alors dénonce un acte profondément provocateur. Le 23 juillet, le president gambien Adama Barrow a depeche son ministre des Affaires etrangeres, Serigne Modou Njie, aupres du president senegalais Bassirou Diomaye Faye.
Six jours plus tard, l'accord etait signe.
Concrètement, les activites conjointes de réaffirmation et de densification de la frontiere sud reprendront a partir du 15 aout 2026, sur le troncon reliant Touba Tranquil-Dar Salam a Sare Yoro Gueye-Jahanka.
Le Secretariat a salue les efforts d'Alieu Njie, president de la Commission nationale des frontieres gambienne, et du general de division Cheikh Camara, son homologue senegalais. Au dela de l'épisode, cet accord illustre une verite que l'Afrique de l'Ouest redécouvre trop souvent dans l'urgence : une frontiere mal bornee reste une bombe a retardement, jusqu'au jour ou deux voisins choisissent le dialogue plutot que l'escalade.
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