Un partenariat sanitaire entre le Sénégal et l’État américain de la Louisiane va créer des cliniques de transition pour les jeunes drépanocytaires.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:57 — mis à jour le 15 septembre 2026 à 22:24

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Seize à vingt-cinq ans. C’est l’âge où la drépanocytose frappe le plus fort, quand le suivi pédiatrique s’arrête et que celui des adultes tarde à prendre le relais. Le Sénégal a décidé de combler ce vide.
En visite à Dakar dans le cadre de The Return 2026, la pharmacienne américaine Dreama Goldsmith a dévoilé un projet de coopération sanitaire entre le Sénégal et l’État de la Louisiane, rapporte SeneNews. Prévu sur cinq ans, le partenariat prévoit la création de cliniques de transition dédiées à cette tranche d’âge particulièrement vulnérable, ainsi que des échanges entre pharmaciens, infirmiers, enseignants-chercheurs et étudiants des deux pays, précise allAfrica. L’expérience louisianaise, où un établissement est devenu pionnier dans l’administration de traitements innovants contre la maladie, doit servir de modèle pour mieux coordonner les structures de soins sénégalaises.
Ce projet arrive alors que le Sénégal avance aussi sur d’autres fronts contre la drépanocytose, avec notamment la mise sur le marché du Drepaf, un médicament conditionné localement par le laboratoire Teranga Pharma et déjà distribué à environ 16 000 boîtes, selon La Nouvelle Tribune. Deux mille enfants drépanocytaires naissent chaque année au Sénégal. Miser à la fois sur la formation venue de la diaspora et sur une production pharmaceutique locale, c’est refuser de choisir entre solidarité internationale et souveraineté sanitaire.
Ce double pari, diaspora et production locale, peut-il enfin faire reculer une maladie que l’Afrique subsaharienne combat depuis des décennies ?
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