Dakar a réaffirmé son attachement à la position africaine commune pour une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, alors que le pays se porte candidat à un siège non permanent pour 2032-2033.
Publié le 12 octobre 2026 à 09:19 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 15:21

Deux sièges permanents avec droit de veto, deux sièges non permanents supplémentaires : la demande africaine ne date pas d'hier, mais le Sénégal a choisi de la remettre sur la table cette semaine à l'ONU.
Selon l'Agence de presse sénégalaise (APS), Dakar a réaffirmé, dimanche 11 octobre, son attachement à la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité, celle que l'Union africaine défend depuis le consensus d'Ezulwini, en 2005.
Cette prise de position s'inscrit dans la continuité du plaidoyer tenu par le président Bassirou Diomaye Faye devant l'Assemblée générale des Nations unies, rapporte Senego, et de la candidature officielle du Sénégal à un siège de membre non permanent du Conseil pour la période 2032-2033, confirmée par Le Soleil.
L'argument sénégalais, repris à chaque tribune depuis des années par plusieurs chefs d'État africains : un continent de 1,4 milliard d'habitants, régulièrement au centre des crises traitées par cette instance, pèse de fait dans la quasi-totalité des dossiers inscrits à l'ordre du jour du Conseil de sécurité, mais sans jamais y disposer d'une voix permanente ni d'un droit de veto.
Vingt ans après Ezulwini, cette réforme reste bloquée par les divisions entre puissances occidentales, russes et chinoises sur l'élargissement du Conseil, et par les désaccords internes africains sur qui, du Nigeria, de l'Afrique du Sud, de l'Égypte ou d'un autre pays, devrait occuper ces futurs sièges.
Mais chaque réaffirmation diplomatique, comme celle de ce week-end, maintient la pression et prépare le terrain pour les candidatures africaines aux sièges non permanents, plus accessibles à court terme.
L'Afrique continuera-t-elle d'attendre une réforme structurelle, ou se contentera-t-elle, par nécessité, de multiplier les mandats tournants de deux ans comme celui que vise le Sénégal ?
Signé
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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