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Investi président du Pastef et candidat à la prochaine présidentielle, Ousmane Sonko dénonce des manœuvres de déstabilisation. Le pouvoir et l'opposition se préparent à un bras de fer total.
Publié le 8 juin 2026 à 14:56 UTC+0

Le congrès est passé. La guerre politique, elle, entre dans une autre dimension.
Au terme du premier congrès national du Pastef, tenu ce week-end à Dakar, Ousmane Sonko a été investi président du parti et candidat à la prochaine élection présidentielle. Dans une allocution dense, l'opposant a haussé le ton contre le pouvoir en place, dénonçant ce qu'il présente comme des tentatives de déstabilisation orchestrées « au sommet de l'État ».
Sans produire de preuves publiques, Sonko évoque des « combines » visant à fabriquer une crise institutionnelle, à instrumentaliser la justice et à modifier l'équilibre politique issu des dernières élections. Il appelle ses partisans à la vigilance et à la neutralité des institutions.
Le contexte est connu : limogeage de Sonko de la Primature le 22 mai, gouvernement reshufflé sans Pastef le 1er juin, crise ouverte entre le palais et la rue pastefienne. Le congrès devait trancher l'avenir du mouvement. Il a surtout confirmé que Pastef redevient une force autonome, prête à affronter Bassirou Diomaye Faye.
Pour le Sénégal, l'enjeu est existentiel. Un pays souverain se juge à sa capacité à débattre sans violence, à respecter la liberté d'expression et à éviter la capture des institutions par des clans. La jeunesse politique du pays regarde. Elle veut des solutions, pas seulement des affrontements.
Sonko relancera-t-il une dynamique de reconquête démocratique, ou le Sénégal s'enlisera-t-il dans une guerre froide permanente entre anciens alliés ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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