Fatoumata Baldé a été retrouvée morte dans sa chambre conjugale à Sangharé, dans le département de Vélingara. Son mari est mis en cause.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:24 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 21:59

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Une chambre conjugale à Sangharé, dans le département de Vélingara. Un corps sans vie. Une blessure mortelle que l'enquête ne peut plus ignorer.
Fatoumata Baldé, jeune femme récemment mariée, a été retrouvée morte dans sa chambre, rapporte Dakaractu . L'autopsie a révélé une blessure mortelle, ce qui a conduit les enquêteurs à mettre en cause son propre époux, précise Sans Limite Sénégal. L'homme a été déféré devant la justice pour homicide volontaire.
L'affaire, qualifiée de féminicide par plusieurs médias locaux , s'ajoute à une liste que le Sénégal peine à faire reculer. Les associations de défense des droits des femmes réclament depuis des années un décompte officiel et des poursuites systématiques, mais chaque nouveau drame semble reproduire le même scénario : le silence du foyer, puis la découverte, puis l'enquête.
Le mariage, censé être un espace de protection, se transforme ici en scène de crime. C'est cette contradiction que la société sénégalaise, comme tant d'autres sur le continent, refuse encore de regarder en face avec la rigueur qu'elle mérite.
Une Afrique qui veut, d'ici 2050, garantir à ses citoyennes une sécurité pleine et entière ne peut pas continuer à traiter chaque féminicide comme un fait divers isolé, sans lien avec le précédent ni avec le suivant.
Combien de jeunes mariées devront encore mourir dans leur chambre avant qu'un dispositif national de prévention des violences conjugales ne voie enfin le jour au Sénégal ?
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